Le Trésor de la cathédrale

Une collection exceptionnelle d'art sacré, témoin de huit siècles de dévotion et de savoir-faire artistique dans le cœur de la Gascogne.

Un patrimoine unique

Le Trésor de la Cathédrale Sainte-Marie d'Auch abrite une remarquable collection d'objets d'art sacré accumulés au fil des siècles. Cette collection témoigne de la richesse artistique et spirituelle de la région gasconne.

 

Chaque pièce raconte une histoire, celle de la foi, de l'art et des traditions qui ont façonné notre patrimoine religieux local.


Les collections

Orfèvrerie liturgique

Calices, ciboires, ostensoirs et patènes, témoins du savoir-faire des orfèvres locaux du XVIe au XIXe siècle.

Reliquaires

Collection de reliquaires de différentes époques, dont certains remontent au Moyen Âge, richement ornés et ciselés.

Ornements sacerdotaux

Chasubles, dalmatiques et chapes brodées d'or, témoignages de l'art textile religieux gascon.


Peinture

Oeuvres issues des collections des paroisses et des communes. 

Sculpture

Oeuvres issues des collections des paroisses et des communes. 

Centre d'interprétation de la cathédrale


Histoire et contexte

Le Trésor de la Cathédrale Sainte-Marie d'Auch constitue l'une des collections d'art sacré les plus remarquables du Sud-Ouest de la France. Constitué au fil des siècles grâce aux dons des fidèles, aux commandes du chapitre cathédral et aux legs de prélats, il reflète la richesse spirituelle et artistique de l'ancien archevêché d'Auch.

 

La plupart des pièces datent des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, période de prospérité pour la région gasconne. L'influence de l'École d'orfèvrerie toulousaine se ressent dans de nombreuses œuvres, mais le style gascon se distingue par ses particularités régionales.

 

Préservé des destructions révolutionnaires grâce à la vigilance des chanoines et des fidèles, ce trésor offre aujourd'hui aux visiteurs un témoignage authentique de l'art religieux méridional.

En savoir plus

Qu'est-ce qu'un Trésor ?

Source de prestige et d’influence, les trésors religieux sont constitués d’objets divers qui rendent hommage à dieu et aux saints. Les trésors des cathédrales sont par vocation des trésors de regroupement. Ils sont composés d’œuvres étroitement liées à l’histoire de l’édifice, mais également d’objets précieux déposés par des petites communes aux alentours, ou par le clergé, pour leur conservation et leur exposition au public.

Vocabulaire

  • Liturgique :

Ce terme définit ce qui respecte le bon déroulement du culte, c’est à-dire l’ensemble des cérémonies et/ou activités faites en hommage à dieu ou aux autres figures saintes.

 

  • Calice :

C’est une coupe utilisée pour la célébration de l’Eucharistie. Le prêtre y reçoit du vin (identifiée comme le sang du christ), dans lequel il y ajoute de l’eau qui y sera consacré lors de la célébration.

 

  • Ciboire :

C’est un vase d’orfèvrerie où sont conservées les hosties consacrées. Depuis XVIe siècle, il remplace la pyxide et il se présente comme un calice avec un couvercle. Il est protégé dans le tabernacle.

 

  • Ostensoir :

Ce terme est employé depuis le XVIIIe siècle. Il s’agit d’un objet permettant de montrer l’hostie (pain sans levain, identifiée comme le corps du christ) consacrée aux fidèles. Il se présente comme un soleil, appelé gloire, monté sur un pied et surmontée d’une croix. Il s’ouvre en son centre par une fenêtre circulaire, nommée la custode, où l’on dispose l’hostie, posée sur une lunule. Cet objet se développe fortement dès le XVIe siècle, en parallèle de la dévotion du Saint-Sacrement.

 

  • Patène :

Il s’agit d’un petit plat circulaire, d’une assiette, qui accompagne le calice. Elle permet au prêtre de déposer l’hostie consacrée au cours de la messe. Seul son revers est décoré.

 

  • Reliquaire :

Les reliquaires permettent de conserver, de transporter, et de présenter à la vénération des fidèles, une partie corporelle ou un objet supposé ayant appartenue à un saint ou à un bienheureux. Leur culte se développe fortement au XVIe siècle.

 

  • Chasuble :

C’est le vêtement ordinaire du prêtre célébrant l’Eucharistie. C’est le signe du sacerdoce. Il en existe plusieurs formes.  

 

  • Dalmatique :

C’est le vêtement liturgique du diacre. A partir du IXe , son usage se généralise, devenant l’attribut du diacre et de l’évêque, ce dernier la gardant sous la chasuble. Elle se présente comme une ample chemise à large manche couvrant les genoux. Sa forme bouge à travers les siècles.

 

  • Chape :

Ce terme désigne un grand manteau sans manche, en laine ou en soie, fermé en forme de cloche. Il est porté par l’ensemble du clergé à l’extérieur jusqu’au XIIIe siècle, puis pour les diverses cérémonies et réunions à l’intérieur de l’église. Elle se compose de deux parties : un grand manteau se terminant par une traine et un chaperon.